février 21, 2012
Des billes pour changer ? [01]

Le président sortant prétend à la nécessité, dans un monde qui change radicalement, d’une France forte. Deux faiblesses me semblent l’empêcher d’assumer ces propos.

Premièrement, si l’on admet que la survie d’un système économique, tout mondialisé qu’il soit, tient dans l’économie réelle, qui s’appuie sur la création de richesse, alors les rapports entre capital et travail devront changer. La hiérarchie qui semble les lier l’un à l’autre va devoir s’équilibrer différemment.
Capital et travail devront se servir l’un l’autre. En effet, le capital va devoir, à son tour, s’atteler à préserver le travail, indispensable à sa survie.
Comme le travail a toujours servi le capital, nuls doutes que ce changement sera difficile.
Et bien sûr, la droite, qui traditionnellement défend les détenteurs du capital, risque fort de ne pas accepter cette réduction de pouvoir. Même si l’on se doute bien que les rapports de force ne s’inverseront pas.
Le candidat sortant en a-t’il conscience ?

Deuxièmement, si l’on admet que l’union fait la force, comment tenir ce pari de la “France forte” avec un peuple, dont chaque membre est une ressource, qu’on a divisé, classes contre classes, légaux contre illégaux, corps contre corps, couleur de peau contre couleur de peau, religion contre religion ?
Combien de temps peut survivre une telle fourmilière, où les individus courent déjà dans tous les sens, sans même qu’on y’ai mis un coup de pied ?
Un navire fort est un navire où tous rament dans le même sens, en accord. Constatent dressés les uns contre les autres, les français vont tous ramer à contre sens.
A moins de marche forcée, navire n’ira nulle part…