Il est une idée à laquelle je souhaite croire, une utopie, vous allez voir.
C’est l’idée selon laquelle il existerait entre les humains, tous les individus, à l’échelle de l’espèce, un lien invisible, à peu près inexplicable scientifiquement, et qui ferait qu’un malheur ne pourrait frapper une partie de cette population sans que le reste de l’espèce ne le ressente. Une sorte de douleur saisirait la fourmilière lorsqu’un maladroit écraserait un groupe éloigné.
Cette idée rend impossible les guerres, les génocides, les viols…
Elle est d’ailleurs une conséquence directe de la tristesse qui me saisit à la découverte - en images d’ailleurs - des fléaux qui frappent le Japon.
Là encore se pose la question de la justice et de sa nature de plus en plus chimérique à mesure que se “globalise” notre monde. Plus de tout, c’est aussi plus d’inconnu, d’inexplicable, d’injuste et d’affreux.
Sorti de nos univers “à taille humaine” avec l’avènement d’internet et du village global, de l’interactivité permanente et géolocalisée, il semblerait que nous fassions désormais et quotidiennement l’expérience - souvent par procuration d’ailleurs - de la place qu’occupe véritablement le mal dans notre monde.
mars 30, 2011
Utopie ?